09 septembre 2017

Hoahere

J'ai laissé une toile à Moorea, chez mon amie Fanny que j'étais allée voir en Polynésie.

Elle s'appelle Hoahere, et je laisse Fanny vous raconter son histoire !




Au départ, il y avait une carte marine de l'archipel de la société...


Et puis, sous les doigts doués de Stéphanie, un regard est apparu, puis un visage...

 Puis... - je suis allée bosser- ... et à mon retour, l'aquarelle était de sortie et avait donné couleur à plein de fleurs, et de fougères!!! 


Hoahere a trouvé sa place dans ma maison, et je ne me lasse pas de croiser son regard.



Un immense Maururu ma Steph, t'es trop forte !!!




01 septembre 2017

Gravure sur nacre

Le fil rouge de ce voyage en Polynésie, ça a été l'artisanat fait main... qui me passionne dans chaque région du monde que je visite.

De ce côté-là, la Polynésie est une contrée très riche... 5 archipels et 118 îles, des artistes qui travaillent des matériaux aussi diversifiés que le bois, la pierre, l'os, la nacre, la perle, la vannerie, la couture (tifaifai), le coquillage, le rostre d'espadon, la dent de cachalot, la calebasse, la noix de coco, l'écorce de mûrier (tapa), la bambou, le tatouage...

Sur l'île de Ua Pou, aux Marquises, j'ai eu la chance d'être accueillie par une famille de sculpteurs. La jeune génération travaille la nacre, et a eu la générosité de m'initier ! Je me suis régalée à apprivoiser les outils...

On récupère les coquilles des huîtres perlières (celles qui fabriquent les fameuses perles noires de Polynésie), on les ponce, on les polit, et on grave dans les couches de nacre grâce à des fraises de dentiste de différentes tailles et formes.

Attention, résultat de débutant, qui n'a rien à voir avec la main experte de notre prof !
Mais ça m'a donné envie de m'équiper pour continuer l'apprentissage à la maison...





17 août 2017

Boîte à trésors #2

- Aquarelle de Cacatoès noir
- Echantillons de sable des différentes escales du voyage
- Graines de lianes ramassées dans la forêt de fak fak

05 août 2017

Boîte à trésors #1

Pour faire revivre tous les petits trésors ramenés dans mon sac de voyage en Papouasie, j'ai constitué trois boîtes à trésors.


- Aquarelle de Cacatoès à huppe jaune,
- Plume et plume de huppe de cacatoès à huppe jaune prélevée sur un cacatoès mort à Kumawa,
- Morceaux de corail ramassés sur la plage,
- Echantillons de sables de tout le voyage en Papouasie
- Pigments rouges
- Grosse opercule de coquillage Turbo
- Crayons à dessin

30 juillet 2017

Candy d'Uristinom

Dans le minuscule village papou d'Uristinom (8 maisons, pour 3 ou 4 familles), nous sommes accueillis sur la toute petite plage pour une séance dessin improvisés.
Dans une ambiance très détendue, j'enchaîne quelques portraits des habitants : Dikir, Tasia, sa soeur Samsia (sur demande expresse de sa maman), quand arrive Candy - mon coup de foudre du jour - qui pose avec une patience étonnante, l'exercice a l'air de lui plaire.

Candy en indonésien se prononce "Tchandy", elle est la seconde d'une fratrie de quatre.

Le village est musulman, on y vit de pêche, de chasse, et de la culture et vente de muscade, de girofle, de mangue, de coco et de ikan mera ("poisson noir")

On fait parfois son dîner d'un pigeon couronné qui habite la forêt alentour (mais chut !).

On voit aussi passer un pêcheur et sa récolte d'ailerons de requins, sans doute destinés au marché chinois. Et oui, l'appétit des Chinois s'exerce jusque dans des coins aussi reculés que celui-ci... A 70€/kilo à la revente, ça offre un complément de revenu non négligeable à ces villages qui vivent de peu et ne réalisent pas toujours l'impact de cette surpêche sur les populations de requins...







Candy retourne se baigner sitôt le dessin terminé.
Toutes les photos de Candy sont de Staffan Widstrand


Candy, toile d'atelier 30x30 cm
Visible à mon expo estivale à Cordes-sur-Ciel (Galerie Traces d'Art)

20 juillet 2017

Tutuba

... est partie dans une nouvelle famille en Belgique, et moi qui m'étais habituée à sa présence à la maison, ça a été un crève-coeur de m'en séparer !

Mais aussi une vraie épopée pour la préparer pour le voyage... puisque chaque breloque a été emballée séparément.


... l'occasion d'apprécier au plus près le travail de Maud...


Tutuba a fait bon voyage et la voilà dans sa nouvelle maison !


15 juillet 2017

Frida au perroquet

Depuis que j'ai déménagé d'atelier, je ressors plein de "vieilles" toiles que j'avais accumulées inachevées... soit en les recyclant complètement, soit en tentant de les reprendre là où je les avais laissées (ce n'est pas un exercice facile de se remettre dessus après plusieurs années).

Parmi elles, il y avait cette Frida au perroquet, qui était restée à l'état d'esquisse, et qui est passée par quelques étapes avant de me satisfaire. Je vous raconte !

Je l'ai donc mise en couleurs, à l'acrylique, mais sans vraiment quoi faire du fond...



Des ombres de feuillages qui dansaient sur la toile pendant une séance photo sur la terrasse m'ont donné l'idée de les dessiner à même la toile :


Mais toujours pas satisfaite, j'ai préféré retourner vers le fond bleu de la photo d'origine qui a inspiré cette toile.



Et ce sont finalement encore des ombres de feuillages qui ont achevé la toile.



J'ai une série de toiles en cours (que je n'ai pas encore montrées) où je m'amuse à faire participer les plantes qui poussent à l'atelier, par les ombres portées qu'elles projettent... un exercice assez ludique :-)

07 juillet 2017

Carnet de Papouasie #5

Les étonnantes plantes à fourmis : Hydnophytum et Myrmecodia


2 janvier 2017 : 
Plantes épiphytes, elles parsèment les troncs d’arbres tout le long de notre voyage, et elles sont l’illustration d’une interaction entre des plantes et des insectes, qui ont coévolué pour parfaire leur mutualisme.
Dans cette interaction, la plante fournit le gîte à la colonie de fourmis, sous la forme de « domaties » : Son tubercule est creux et percé de galeries et de chambres que la colonie de fourmis investit. En échange du gîte, les fourmis protègent la plante en attaquant tous ses éventuels prédateurs. Détail amusant : Certaines loges sont utilisées par les fourmis comme cimetières, et la décomposition des cadavres fournit à la plante l’azote qui lui manque dans un milieu pauvre (la canopée).


Je trouve une de ces plantes à fourmis du genre Hydnophytum judicieusement tombée de son arbre… C’est l’occasion rêvée de la ramener au bateau pour le dessiner, de l’extérieur, puis en coupe.


Photos : Christophe Thébaud





Ce qu’on n’a pas réussi à voir…


La forêt papoue est difficile, elle ne livre pas facilement ses secrets. Comparée à la mer qui nous régale de ses merveilles à chaque plongée, elle est même avare en récompenses, alors même qu’on transpire et qu’on souffle pour accéder à des endroits perchés et reculés.
Plus d’une fois, nous avons eu ce sentiment de ne pas être récompensés à la hauteur de nos efforts. C’est un milieu fermé et très dense, et beaucoup de choses se passent dans la canopée, loin de nos yeux indiscrets. L’exemple le plus douloureux, c’est cette quête infructueuse pour observer le Paradisier à gorge d’acier, l’un des plus beaux oiseaux de ces forêts, dont le mâle noir arbore un plastron irisé bleu métallique mouvant. Leur parade amoureuse compte parmi les plus étonnantes.

Nous avons entendu le chant du mâle, puissant et reconnaissable entre mille, dès le début du voyage, quasiment tous les jours, nous l’avons traqué pendant des heures, sans succès, et avec l’impression qu’il nous narguait chaque jour davantage…



Les choses qui ne se dessinent pas mais qui restent gravées dans la mémoire


- Nager avec les noctiluques (planctons luminescents qui s’allument à notre contact, quand on s’agite dans l’eau, de nuit)
- Admirer un arbre recouvert de lucioles
- S’immerger dans le chorus matinal des chants d’oiseaux
- Apercevoir les kangourous papous détaler entre les arbres
- ...





03 juillet 2017

Exposition à Cugnaux (31)

Jeudi dernier s'est tenu le vernissage de ma dernière exposition, une retrospective de carnets de voyages et travaux d'atelier, dans la magnifique salle du Quai des Arts de Cugnaux.

Il y a eu plusieurs jours de travail de montage pour habiller cet immense espace, je vous laisse découvrir :



















Merci à vous tous, qui êtes venus si nombreux au vernissage jeudi, pour vos mots sympathiques... C'était émouvant de vous voir aussi nombreux au rendez-vous !

Et quand vous me racontez que ça fait plusieurs années que vous suivez mon travail sur mon blog, sur Facebook etc... je le vis comme une récompense du temps interminable passé derrière un écran d'ordinateur, au détriment des pinceaux !

Pour ceux qui n'ont pas pu venir, l'expo dure jusqu'au 29 juillet, et les horaires sont détaillés dans la colonne Actu, à droite.

Sur ce, je vous souhaite un bel été... Moi après ces dernières semaines intenses, je m'envole demain pour deux mois en... Polynésie ! Sur les traces de mon premier carnet de voyage, qui date de 1996 ;-)

PS : Jeu d'été : Saurez-vous trouver le marteau qui a été oublié sur une des photos ? :-))